MA" - Marion Carassou-Maillan LES PAYSAGES
Dispositif vidéo
"Les paysages" s'inscrit dans un procesus de création en permanente évolution. ils se présentent en fonction des espaces d'expositions, sous différentes formes de dispositifs vidéos.
- Rencontre improvisée :
Quatre artistes se rencontrent pour une semaine de résidence dans le Lieu du 17 au 22 juillet. Explorant leur univers artistique propre, ils vont apprendre à se découvrir, à puiser au-delà de leur performance, à partager leur sensibilité dans une improvisation multidisciplinaire.
Françoise : Poésie ; Sophie : Vidéo ; Lucien : Trombone ; Pierre : Guitare
|
Jeudi 21 et Vendredi 22
Juillet 2005 à 19 h :
En amont de l'appel à candidature auprès des étudiants des Beaux Arts dont l'opération commencera à l'automne, Marion, récemment diplômée de 3 e année (DNAP), fait une « résidence test ».
C'est une première pour elle et pour nous. Cela nous permet de mieux appréhender dans l'action le fonctionnement d'une telle opération. Marion sera en résidence dans le lieu à partir du 13 juillet.
MA" - Marion Carassou-Maillan
LES PAYSAGES
Dispositif vidéo
Intention (MA")
Hundertwasser est fermement convaincu que les lignes droites sont malsaines au sens propre du terme, au sens organique. "Nous sommes constitués de cellules et sommes construits organiquement en tant qu'hommes"
La ligne droite est étrangère à la nature de l'homme, de la vie, de toute création.
Nous devons apprendre le langage de la nature pour nous entendre avec elle.
La création de l'homme et la création de la nature doivent être de nouveau réunies. Vie en harmonie avec les lois de la nature.
"Il 'n'y a pas d'anomalie de la nature, il y a seulement des anomalie de l'homme".
Hundertwasser était extrême dans ses conceptions de la vie et du bonheur en osmose avec la nature.
Aperçu d'un autre monde.
Goût pour le mystérieux.
Expérimentations faites à partir de mes sens.
C'est un aperçu d'un autre monde, une évolution. On se balade dans un monde imaginaire, proche du fantastique, un monde organique. Un monde en osmose avec la nature où l'homme n'est que spectateur. Un imaginaire qui m'est propre.
L'évolution (ou le dessin) est la construction de ma pensée. Revenir à ce que nous sommes au plus naturel. Passion pour la nature et ses formes.
On fait table rase de toutes nos pensées occidentales et contemporaines.
La vidéo n'est qu'un outils de diffusion. Il est un glissement de la peinture.
L'art tribal a une grande dimension humaine et une vision en mouvement.
Structure de ma pensée. Je pars de mon imaginaire. Position de plus avoir les pieds sur terre mais la tête dans les étoiles. élévation. Montre la trace d'un rêve, d'une pensée, d'un autre monde, d'une autre nature. Voir la nature autrement, utiliser le moindre détail (macro) et le détourner, le montrer autrement. On renverse les conventions (photogrammes, plus de 3eme dimension, vision frontal ou de dessus). détourner l'évolution (dans le sens où la nature met du temps à évoluer, moi je la montre grandir en quelques minutes).
Ecriture de l'esprit. Par l'écriture, on s'affirme en tant qu'être pensant, capable de former une idée et ayant un caractère propre; ou tout simplement "être". L'écriture automatique devient une gestuelle du corps.
La multiplicité des couches se présente comme un oignon ou l'on enlève chacune de ses couches pour en découvrir le noyau. L'être humain est composé de la même manière et l'envie de cumuler ces couches crée comme une transparence où l'on perçoit toutes les facettes d'un caractère. L'image présentée n'est que la complexité d'un caractère pensant et évoluant.
La dureté du son dans son ensemble amène à présenter toute la complexité et la multiplicité des traits de caractères.
L'identité est cachée, le corps ne devient qu'ombre, image sombre en mouvement.
La douceur des images multipliées assemblées au son de mem pamal (où l'on ressent une ambiance forte, dure, sombre et parfois même lugubre) présente les deux facettes d'un caractère humain.
MARCHER, CREER (Thierry DAVILA, livre sur la notion de déplacement).
"Le destin de la déambulation dans l'art: capable de produire une attitude ou une forme de conduite à une réalisation plastique à partir du mouvement qu'elle incarne (et cela en dehors de la pure et simple représentation de la marche ou bien elle est tout simplement elle même l'attitude ou la forme. (...) Or le marcheur est celui qui donne profil à son chemin, ouvre à la trace une voie, et celui qui adapte à ce trajet un contexte, le construit en fonction des accidents et des contraintes de parcours, des évènements scandant la progression de ses déplacements, et qui invente un rythme au gré des vicissitudes de la flânerie."
Le rêve est à traiter non comme un dessin, avec le lien direct que celui ci entretient également avec le modèle qu'il représente ou retranscrit, mais comme un rébus, avec tous les décalages de significations et de lectures que ce dernier encourage, c'est bien parce que les rapports entre le désir et ses images ne sont pas réglés par une théorie illustrative de la mimésis mais pas des déplacement s de sens constants, des transferts d'intensités psychiques qui articulent autant de décalages dans la mise en forme du fantasme. (...) Le processus de déplacement fait ainsi du travail du rêve, de sa mise en forme, quelque chose "d'autrement centré" par rapport au pensée du rêve, par rapport à son contenu, de telle manière que nous sommes, avec lui, en présence d'une production d'images dans laquelle le sens s'expose comme un décalage de sens.
...............................................................................MA"
|